Au-delà de la suie, le sang salit aussi - Association québécoise du commerce équitable
3730
post-template-default,single,single-post,postid-3730,single-format-standard,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-11.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-5.1.1,vc_responsive

Au-delà de la suie, le sang salit aussi

Au-delà de la suie, le sang salit aussi

- par Marc-André Brûlé, trésorier de l'Association québécoise du commerce équitable

L’occident se lance dans une croisade pour la décarbonisation de l’économie et la lutte aux changements climatiques. Les transports certes génèrent une grande proportion des GES, mais est-ce que tout est aussi simple que de conduire une voiture électrique?

Il est nécessaire de creuser au niveau des modes de production de l’électricité dans un premier temps puisque cette dernière est toujours majoritairement produite à partir de centrales thermiques au charbon et de centrales nucléaires à l’échelle mondiale.

De plus, l’extraction des métaux et minéraux nécessaires pour la fabrication des piles incluses dans les voitures électriques, mais aussi dans la plupart des appareils que nous transportons sur nous à tout moment est aussi source de problématiques.

C’est sur cet enjeu, plus social qu’environnemental que se penche Amnistie Internationale dans un rapport intitulé « Time to Recharge ». Un rapport qui en dit long sur les chaines d’approvisionnement des grands constructeurs d’automobiles électriques et les fabricants de piles en tout genre.

Le cobalt extrait dans des conditions atroces en RDC nous donne actuellement le sentiment de faire notre part pour le salut de la planète, mais à quel prix?

Cette situation démontre bien l’importance d’avoir une vue d’ensemble sur nos initiatives innovantes et nos avancées.

Il y a 30 ans, nous avons entrepris d’humaniser le commerce du café et progressivement d’autres produits équitables, le cobalt et les enfants congolais deviendront-ils emblématiques d’une nouvelle révolution vers plus de justice dans les échanges mondiaux

Des initiatives se mettent en place dont il est digne de faire mention. Notamment la certification « L’or Juste », qui jette des bases intéressantes dans l’industrie extractive.

En conclusion, même s’il y a encore beaucoup à faire, il y a des gens qui se préoccupent de questions d’éthique et de justice. Il y a des actionnaires engagés qui se mobilisent. Il y a des coopérants qui œuvrent à la mise en place de solutions terrain. Il y a une génération montante sensibilisée et pour qui tout est possible. Mais par-dessus tout il y a l’espoir et la volonté de travailler ensemble pour atteindre les objectifs les plus amitieux!

Photo: Ian Espinosa via Unsplash